dimanche 9 juin 2013

Petits instantanés de notre semaine



* Enfin profiter du soleil : deux après-midi à la plage.... une joie rare que les filles ont appréciée ! Voir Pervenche goûter les différentes sensations : le sable chaud, mettre les mains dans l'eau froide (elle aime faire cela aussi dans son verre...!), faire couler le sable entre ses doigts. Regarder Amaryllis remplir et vider son seau, observer autour d'elle : les galets, les coquillages, les mouettes... et refuser d'aller remplir son seau elle-même... l'eau est-elle trop froide ? a-t-elle un peu peur ? (l'été dernier, elle s'élançait sans crainte pour se baigner)


photo prise par mon mari sur la plage, il y a quelques mois...



* Rire au petit-déjeuner des expressions d'Amaryllis : 
- Quand Papa va travailler, il enlève ses chaussures, son pantalon, son polo [mais où va-t-elle en venir ?] , il met son "mailleu-bain", il va dans l'eau .... et il construit son bateau ! [Effectivement Papa "construit des bateaux"... il est ingénieur dans la construction navale... ce fut le moment de préciser que Papa "réfléchit comment bien construire les bateaux, avec son ordinateur ; et après d'autres gens vont le construire dans l'eau" !]
- Hier, on a mangé du poisson rose qui s'appelle galet [je pense que tu veux parler du saumon ..?!]




* Observer les différences entre mes enfants : quand je construisais avec Amaryllis notre tour de cubes en cartons, elle se précipitait (et le fait encore d'ailleurs !) pour la faire tomber avec fracas. Pervenche pousse doucement un cube, l'enlève, le remet, le lance dans le parc,... et ainsi de suite jusqu'à arriver aux plus gros !

samedi 8 juin 2013

Cache-cache

La semaine dernière, profitant enfin du soleil (on a bien fait, il est déjà reparti..!).... nous sommes allées jouer sur une aire de jeux. Là j'ai proposé à Amaryllis une partie de "cache-cache". Pendant qu'elle était censée compter (et surtout ne pas regarder...), je me suis dissimulée à quelques mètres derrière une corbeille. Elle était toute contente de me trouver ! On recommence, une fois, deux fois... La troisième, j'ai changé de cachette : le drame ! "Non non, il faut retourner derrière la poubelle"... J'obtempère donc, et ouf, le sourire revient !
Cela m'a tout de suite fait pensé à Maria Montessori, qui relate exactement cette expérience dans L'enfant. Elle explique que "la période sensible de l'ordre, c'est la joie de retrouver chaque chose à sa place", et que l'intérêt (pour l'enfant) de ce jeu, est de retrouver la personne là où elle doit être. 


Je trouve les aires de jeux très intéressantes du point de vue de l'observation
J'observe mes filles interagir avec les autres : "hé, petit enfant (pour elle, il y a des filles et des enfants), tu as un ballon et moi aussi!". J'ai ainsi la confirmation qu'Amaryllis va très facilement vers les autres, et rentre vraiment en lien avec eux.
J'observe aussi les autres parents avec leurs enfants. Parfois cela me fait réfléchir... par exemple récemment sur la liberté d'apprentissage accordée aux petits (je ne prétends pas être un modèle d'éducation, loin de là, mais certaines attitudes me font réfléchir - et même prendre conscience de ce que je fais par habitude ). 

Par exemple, un petit garçon (de l'âge d'Amaryllis) jouait, et voulait faire un "parcours" (échelle verticale, pont suspendu) pas facile pour les trois-ans : son papa commence à lui faire remarquer : "c'est difficile, tu es trop petit..." puis devant l'insistance de son fils, se décide à l'aider : "tu mets ton pied ici, ensuite l'autre, vas-y pose ta main, accroche toi-là, non pas ici, ...". Son attitude m'a surprise : bien sûr il voulait aider son enfant, pour que celui-ci soit en sécurité, mais n'était-il pas quasiment en train de faire à sa place ? Peut-être cet enfant aurait-il gagné à essayer d'abord par lui-même (et peut-être même qu'il y serait arrivé ....) ? J'ai eu de la peine pour cet enfant, qui voulait tenter quelque chose et auquel les parents commencent par dire "c'est trop difficile, tu n'y arriveras pas...". Evidemment il y avait un certain risque à tenter cette escalade, mais il me semble que cela valait le coup de le laisser faire seul, tout en restant proche pour prévenir une chute importante... Pour lui permettre de construire sa confiance en lui-même.
Je repense également à cette maman qui essayait d'obtenir de son enfant (3 ans encore) qu'il ne se mette pas à quatre pattes (évidemment c'est un peu poussiéreux...), qu'il ne descende pas le toboggan sur le ventre la tête la première (il avait vu Amaryllis le faire).... 

Que c'est difficile d'observer sans rien dire, pour intervenir à bon escient - et seulement lorsque l'enfant en a besoin ! J'avais lu je ne sais plus où les trois questions à se poser avant d'intervenir : l'enfant
            - se met-il en danger ?
            - met-il les autres en danger ?
            - risque-t-il d'abîmer le matériel ?
Il me semble que les enfants comprennent bien que certains actes peuvent être possibles ou non suivant les circonstances : on peut lancer du sable mais pas sur les autres (j'avoue que j'ai crié quand elle m'a renversé son arrosoir plein de sable sur la tête...!), on peut "remonter" le toboggan seulement si il n'y a pas d'autres enfants qui veulent descendre, on peut jouer à "je cours et tu m'attrapes"... avec les grands mais pas les petits !

mardi 4 juin 2013

Boite pour l'alphabet mobile

Seconde fabrication du WE : une boîte pour ranger mon alphabet mobile ! Amaryllis ne l'utilise pas encore, mais il faut bien le mettre quelque part en attendant.

Petite précision : mon "alphabet mobile" n'est pas dans les normes montessoriennes : il devrait être plus grand (taille des lettres rugueuses), et dans les mêmes couleurs (roses pour les voyelles, bleues pour les consonnes)... Ici nous utiliserons des lettres magnétiques (je me suis donnée beaucoup de mal pour en trouver des cursives... et je trouve que l'aimant est tellement petit que ça ne tient pas... bref, ce n'est pas grave, elles font bien l'affaire !), qui doivent faire 5cm de hauteur pour les lettres hautes, et qui sont de couleurs variées (donc je pourrais quand même sélectionner deux séries, notamment pour l'apprentissage des phonèmes). 
On utilise l'alphabet mobile pour apprendre à l'enfant à écrire, sans avoir la contrainte de la tenue du crayon. Il en existe deux : le grand alphabet mobile, .... et le petit (vous ne l'auriez pas deviné ;-) !) où les lettres sont sur des cartes. 

Bref, il me fallait une boîte pour les ranger ! J'avais bricolé un truc avec des cartons entaillés, mais les cases étaient trop profondes, et bon c'était franchement pas esthétique ! 
Donc ce me suis inspirée de cette technique. J'avais déjà la grande boîte, et voilà le résultat... pas encore fini, il faut que je termine de mettre le papier blanc (ce que j'aurais du faire AVANT de coller les compartiments... toujours réfléchir avant d'agir, tant pis pour moi). Egalement recouvrir la boite avec un joli papier !
Que cette boite est grande... ça dépasse de mes étagères !


Si vous voulez vous y mettre, il est préférable de calculer la taille des cases au plus juste, pour que les lettres ne se baladent pas : elles sont plus faciles à identifier lorsqu'elles sont bien superposées...

lundi 3 juin 2013

Pochettes de nomenclatures

Ce WE, ce fut activité "fabrication de boites" !

Pour les nomenclatures d'abord : on trouve beaucoup de modèles sur la blogosphère... aucun ne me convenait vraiment, car mes nomenclatures sont cartonnées : j'ai donc une certaine épaisseur à ranger ! Je voulais un rangement résistant. Après moult réflexions, voici ce que j'ai fabriqué : les nomenclatures d'animaux sont blanches, les autres en bleu.


Fabrication : Prendre une carte souple (beaucoup de mes matériaux viennent d'ici) blanche (ou de couleur), éventuellement la recouvrir avec une feuille de couleur. Pour les dimensions, j'ai adapté en fonction de la taille des nomenclatures et de mes cartes souples : 34x24 cm². 
Dans le sens de la largeur, faire une première pliure (avec une règle, c'est pas facile) à une distance d1 un peu inférieure à la taille des nomenclatures (les miennes font 10cm, j'ai plié à 8,5cm), une seconde pliure  selon l'épaisseur totale e de vos nomenclatures (2,5cm ou 3cm, selon le nombre de cartes), puis une troisième à une distance d3 un peu supérieure à la taille des nomenclatures (ici 11cm), puis une quatrième à la même distance que la seconde e (vous suivez ?). 
Dans le sens de la longueur, faire une pliure des 2 côtés à une distance un peu supérieure à e. 
Du côté de d3, couper le long de jusqu'à e.
Du côté de d1, entailler en diagonale au niveau de e. Coller les bords c pour former une boite. Et voilà !
On a donc : d1<t<d3 et c>e/2

(clic pour agrandir les photos !)

dimanche 2 juin 2013

Zoologie : la tortue

Voilà ma dernière réalisation (et je n'en suis pas peu fière) : le puzzle de la tortue ! 
Les différents puzzles (géographie, botanique, zoologie, etc) permettent à l'enfant d'apprendre en manipulant. Ici on fait le puzzle en nommant les différentes parties : la tête, la carapace, le ventre, les pattes, la queue.

Fabrication :
J'ai imprimé la tortue (en cherchant "coloriage tortue" sur G**gle Images...), recopié sur le panneau de bois (env. 20x25) avec du papier carbone, découpé à la scie électromagnétique à vibrations (merci Papa !), peint, et voilà le travail ! Il ne me reste plus qu'à trouver des petits boutons de préhension, et à mettre un fond.
Pour la partie découpage avec la scie à chantourner : cela donne un tracé très net, pas besoin de poncer, c'est super précis : le top pour faire des puzzles ! Il faut bien trouver le geste : couper droit devant soi, tourner bien doucement (quelle idée ai-je eu de faire la bouche ouverte, ce petit angle aigu m'a fait casser une lame !), appuyer le bois sur le plateau. C'est comme une machine à coudre (sans les griffes d'entrainement).
Pour la partie peinture : la prochaine fois, je peindrais le fond (blanc) avant de scier (quitte à dépasser un peu, ça sera recouvert par les autres couches), sinon la peinture coule sur les bords, et comme le tracé est très précis, .... les pièces ne rentrent plus ! j'ai donc du frotter au papier de verre pour enlever cette épaisseur supplémentaire. 
Et je n'arrive pas à obtenir un beau fond blanc uniforme... peut-être du au bois, je vais y penser ! D'ailleurs pour le corps de la tortue, je n'ai volontairement peint qu'une seule couche, pour garder l'aspect un peu écailleux de la tortue.



Amaryllis a décrété "c'est facile, Maman".... oui ma fille, mais il faut que je m’entraîne avant de m'attaquer au planisphère et à la carte d'Europe ! Je pense faire avant le puzzle du cheval (je fais en fonction des  couleurs de peinture que j'ai ...!)