vendredi 31 mars 2017

Circulez ! Il y en a à voir : les panneaux du code de la route

Dans la famille "citoyen en herbe", je demande... les panneaux du code de la route. 


Dialogue récurrent en voiture...
- Maman, qu'est-ce que ça veut dire ce panneau ?
- Lequel ma chérie ?
- Celui-là !!
- Décris-le moi, je ne comprends pas duquel tu parles...
- Alors... il y a du blanc, du rouge, du noir...
- Oui, c'est très souvent le cas ! De quelle forme est-il ?
- Euh... un triangle. Rouge avec le milieu blanc.
- Bon, et le dessin au milieu, qu'est-ce que c'est ?
- .... je ne sais plus, je ne le vois plus maintenant !!
Et là, c'est le drame.... ou plutôt, c'était le drame !


Car depuis que nous jouons régulièrement aux "familles" des panneaux, Amaryllis et Pervenche les reconnaissent bien. Quant à ceux qu'elles n'auraient pas mémorisé, leurs nouvelles connaissances et l'habitude qu'elles ont pris de prêter attention à ces panneaux leur permet de les décrire de façon plus efficace voire de les interpréter elles-mêmes.
"Il est triangle, c'est pour dire "attention". Il y a un dessin de la route qui se tortille, ça veut dire que ça tourne".
Sur une idée piochée ici, j'ai imprimé des petits livrets, qu'elles ont colorié de mémoire (c'est à dire que je n'avais pas fait de modèle, mais que, dans la rue, nous "rangions les panneaux dans notre tête pour les colorier à la maison" - excellent exercice de mémorisation avec mise en projet !). Bien sûr, ce n'est pas exhaustif, j'ai essayé de représenter les plus courants.

Puis j'en ai sélectionné 6 dans chaque famille et réalisé des cartes à jouer. Et voilà ! de bonnes parties en perspective. 

mercredi 8 mars 2017

Le livre du mois #1 : Le prince de Venise

J'inaugure une nouvelle rubrique : le livre du mois, où je vous présenterai un coup de cœur déniché ici ou là.


Voici une petite pépite, un conte philosophique très joliment illustré en grand format : le Prince de Venise, par Jean-Côme Noguès et Anne Romby, publié aux éditions Milan Jeunesse




Une histoire ayant pour cadre la splendeur vénitienne avait toute les chances de retenir mon attention. Et cet enchantement est très bien rendu par les illustrations : costumes chatoyants, bals masqués et gondoles sont au rendez-vous. 

Un prince superbe, riche, beau et surtout.... admiré régnait sur Venise. Mais un jour, la rumeur court qu'un roi encore plus riche, plus puissant, allait venir. Le cœur du prince s'en attriste.


Mais plus grise, plus froide encore, était l'inquiétude du prince. Verrait-on paraître ce souverain inconnu, dont la magnificence risquait de surpasser la sienne ? 

S'ensuite une course poursuite à travers la nuit vénitienne .... où le prince finit par découvrir qu'il a recherché avec tant d'assiduité... la Vanité.

A partir de 6 ans. Pervenche a bien aimé l'histoire mais pas compris le côté philosophique !

Février

Si je devais retenir une seule chose de février... ce serait la difficulté de la reprise après une semaine de vacances !!

Chroniques d'un désastre ... parce que tout n'est pas toujours rose en IEF ;-)
Premier jour, je prévois une reprise en douceur. Rangement collectif de la salle d'activités (qui en avait bien besoin après les vacances), programme allégé prévu (1 heure seulement de travail). Pas facile mais fait.
Deuxième jour. Amaryllis, allongée par terre, clame "qu'elle ne veut pas travailler, ni avec vous, ni avec une maîtresse, ja-mais". Pervenche ne dit rien, mais est assise sur sa chaise, les sourcils froncés, l'air déterminé. Le programme est achevé, mais dans la crispation... Respirons un grand coup, ce sera mieux demain.
Jeudi, je rassemble mon courage, je rappelle les règles : "êtes-vous toujours d'accord pour faire l'école à la maison ? Oui ? Vous savez alors que vous devez faire les exercices que je vous demande..." assorti d'un petit discours sur l'importance de nourrir son cerveau.
Vendredi, je renonce ? je persévère ?.... accrochons-nous !
Je ne vous ferai pas le détail de la semaine suivante, ce n'était pas brillant.
Seul côté positif, chaque jour, j'ai réussi à finir le programme prévu... même si cela a nécessité de continuer le temps d'étude sur le moment de MA sieste (ce qui n'arrange pas ma disponibilité d'esprit pour le reste de la journée !).



Enfin bon, positivons, c'est comme le printemps, le sourire et la bonne volonté vont bien finir par revenir ! La journée d'hier (mardi) a été bonne, ouf !

Nous avons tout de même bien profité des vacances, avec plusieurs visites familiales très appréciées. Nous en avons profité pour participer à un très chouette atelier au Musée de la Compagnie des Indes. Toucher, goûter, voir, sentir, tous les sens étaient de la partie ! Epices, fruits, fève de cacao, tissus, nous étions en admiration.


"cette robe, c'est joli, mais pas très pratique..."

Sur le plan purement scolaire, il y a eu tout de même quelques avancées [dans les pleurs, les gémissements et les grincements de dents...].


Pervenche continue avec grand enthousiasme l'apprentissage de la lecture, elle avance bien dans les dictées muettes. Les tables d'addition (+1, +2, +3) sont presque mémorisées (il faudra que je vous en parle, moi aussi j'ai à me plaindre de Montessori pour cela !). 


Pour Amaryllis, la routine de février était : écriture de la date, copie+apprentissage de la poésie, 10 minutes de lecture, dictée (2 courtes phrases, avec les mots de la poésie + révision), 3 calculs mentaux (tables de soustraction) et 2 exercices de calculs, sur des fiches de l'école de crevette (excellent site ! où j'ai également pris les fiches de géométrie).

Elle avance à grand pas en grammaire (fonction COD très bien comprise), orthographe (pluriel des noms en s) et conjugaison (verbes être, avoir, aller, faire au présent).



Elle a écrit - seule - sa première vraie lettre !


Serpolet a fêté ses 1 an et demi, ne dit pas un mot mais devient habile en motricité fine (enfiler, gribouiller ;-) ) et générale (monte et descend les escaliers debout en se tenant à la rampe). Il m'aide beaucoup pour le ménage ...!
Il vide consciencieusement les placards, caisses (y compris à jeux de société et mes perles...), toujours avec le sourire !
Il montre une grande affection pour les animaux en tout genre et passe des heures dans l'escalier, regardant par une petite fenêtre à sa hauteur, dans l'espoir d'apercevoir un chat (aussitôt signalé par des cris de joie !). 



lundi 6 mars 2017

L'argent : comment bien l'utiliser ?

Voici une petite séquence qui introduit une nouvelle matière : l'instruction civique. 

Premier thème : l'argent ! qui sera abordé aussi avec l'histoire, la géographie et le calcul (je suis sûre qu'on gagne des points quand on coche plusieurs cases en même temps ;-) ...)



Au cours de cette séquence, je leur ai raconté une histoire pour les faire réfléchir sur le bon usage de l'argent, avec discussions à la clef : pourquoi l'argent (pour simplifier le troc) ? comment en gagne-t-on ? quelle finalité ? comment bien l'utiliser ? etc.
Maxime du jour : "L'argent est un bon serviteur, mais un mauvais maître" ! 
ou encore "Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur."

Pour le côté culturel (histoire, géographie), nous avons regardé des pièces venant d'autres pays (collectées au hasard de mes "trouvailles"...) et des photos de pièces anciennes (découpées dans des catalogues de ventes aux enchères.. ça, je n'en ai pas en vrai !)

Pour le côté mathématiques (c'est ce qui nous a pris le plus de temps !), nous avons bien sûr travaillé avec du matériel concret : des billets et pièces factices (ce fut l'occasion d'apprendre un nouveau mot... les enfants m'accompagnaient dans ces achats, et je ne me voyais pas demander en magasin : "de la fausse monnaie, s'il vous plaît" ! Amaryllis m'a demandé après pourquoi j'avais demandé "les billets de la factrice" ... ;-) )
              J'ai eu du mal à trouver du matériel qui me plaisait ! je le voulais réaliste en motif et en taille.            Après tant d'hésitations, je ne sais plus d'où viennent les pièces ! j'ai achetés ces billets, en taille 125%.

Les premiers exercices ont été faits avec les pièces uniquement : explication du rapport entre les "euros" et les "centimes", calculs simples (adaptés à l'âge : Amaryllis et Pervenche travaillaient en même temps, chacune avec son tas d'argent). Je leur donnais une poignée de pièces, puis je demandais : "tu achètes un gâteau qui coûte 2,50€, peux-tu me donner l'argent ?", etc.
J'ai ensuite introduit les billets et repris les calculs.

Cela les a déjà bien amusées !
J'ai ensuite inventé un petit jeu de plateau, dénommé de façon extrêmement originale : "le jeu des courses". Sur des idées piochées ici ou là sur la blogosphère, il s'agit de faire ses courses en cochant toutes les cases de la liste.




Le principe est très simple.
Le plateau représente des "magasins" (nous avons choisi : marché, papeterie, mercerie, agence de voyage, boutique de vêtements).
Les "listes de courses" montrent tous les articles possibles. Elles sont glissées dans des pochettes plastifiées, ce qui permet de varier d'une partie sur l'autre les articles à acheter (un par catégorie) et le prix (ce qui me permet ainsi de jouer en même temps avec Amaryllis et Pervenche). Des petits papiers découpés et coloriés par les filles représentent les articles à acheter.
Le dé est lancé, le pion avance et l'achat se fait (s'il n'a pas été déjà fait) (en glissant le papier correspondant dans la pochette de la liste). Le gagnant est celui qui a terminé ses achats le premier.



En repassant par la "maison", on reçoit 50€. L'argent de départ est constitué par "un exemplaire de chaque" (billets de 5 à 50€, pièces). Si on tombe sur la case "restaurant", le prix va au milieu, récupéré par celui qui tombe sur la case "banque". 
L'argent disponible ou restant n'est pas du tout pris en compte.

L'intérêt (scolaire ;-) ) du jeu réside dans : la lecture du prix, donner ses billets/pièces et récupérer la monnaie à la banque.

Si vous souhaitez les éléments du jeu à imprimer, n'hésitez pas à me laisser un commentaire.

mardi 28 février 2017

Pourquoi nous avons choisi l'instruction formelle pour nos enfants

"Unschooling", "homeschooling", "informel", "formel", "apprentissages autonomes", etc ... les étiquettes ne manquent pas pour qualifier les différentes types d'Instruction En Famille. 


Entre les tenants d'une instruction traditionnelle et ceux qui ne souhaitent pas aller au devant des désirs de l'enfant (on n'apprend jamais aussi bien que lorsqu'on est motivé pour cela), les façons de faire sont aussi nombreuses que les familles IEF.

En bref, il y a deux sujets : ce que l'enfant apprend (est-ce qu'il va suivre une progression dirigée ? ou va-t-on l'encourager à creuser ses propres questions spontanées) et comment il apprend (des cahiers, du matériel concret, avec le quotidien, etc).
Il est bien évident que personne ne suit jamais à 100% l'une ou l'autre de ces possibilités mais que chaque famille trouve un équilibre différent... il paraît qu'on appelle ça "owsnschooling" (que l'on pourrait traduire par "l'école à ma propre sauce"). 

leçon de géographie

L'origine de ma réflexion a été cet article de Crapaud Chameau. Il faut dire que ce billet est dans mes brouillons depuis plusieurs mois... le temps pour moi d'affiner et de construire ma réflexion, puis de l'écrire ici sous forme claire et intelligible...

Je suis convaincue de l'importance de donner un cadre aux enfants, qu'il s'agisse des apprentissages ou du reste de l'éducation d'ailleurs. Non pas un cadre qui enferme mais un tuteur pour "pousser droit".


S'il est essentiel de répondre aux intérêts de ses enfants, de les encourager à trouver eux-mêmes les réponses à leurs questions, de cultiver ce goût pour l'apprentissage et la découverte qui leur est naturel, je pense qu'il est de mon devoir de parent-instructeur de leur donner des bases solides en matière d'apprentissages scolaires.
Comme exprimé ici, en tant que parents IEF, nous avons le devoir de faire goûter nos enfants à "toutes" les connaissances. Je veux que nos enfants puissent choisir leur futur métier en toute liberté, et pas par défaut, en se limitant à ce qu'ils ont appris. Charge à nous, parents, de leur faire découvrir un éventail très large et varié de connaissances, de métiers, de formations.




De même que je n'attends pas qu'ils expérimentent la nécessité de l'hygiène pour leur enseigner à être propre au quotidien (et de vérifier que cette exigence soit remplie), je ne pense pas qu'il soit souhaitable d'attendre que l'enfant exprime l'envie d'apprendre à lire, à écrire ou à compter pour commencer cet apprentissage (tant mieux si l'environnement est suffisamment porteur et l'enfant suffisamment réceptif pour qu'il en exprime l'envie !).

Placé dans un environnement riche et porteur, l'enfant aura très probablement envie d'apprendre à lire, mais quid de la grammaire (par exemple), pourtant essentielle même au-delà d'une orthographe correcte ? Il me semble également que ces apprentissages scolaires sont plus faciles quand on est jeune, et que le temps "perdu" est parfois difficile à rattraper.
En tout cas, je ne souhaite pas tenter l'expérience avec nos enfants !

Nous avons donc choisi pour nos enfants l'instruction formelle (c'est le parent-instructeur qui décide ce que l'enfant va apprendre, le cadre de l'apprentissage) en m'appuyant principalement sur la pédagogie Montessori.



Mais alors, pourquoi faire de l'instruction formelle à la maison ? pourquoi ne pas les envoyer à l'école ?

Tout simplement parce que chaque enfant étant unique, il n'y a pas une seule bonne méthode d'instruction. J'apprécie la possibilité de concocter, pour chaque enfant, une instruction sur-mesure, personnalisée, adaptée à son caractère, ses possibilités intellectuelles, sa façon d'apprendre, le rythme de ses apprentissages.
L'IEF permet également d'enseigner au rythme de l'enfant, horaires souples, vacances quand le besoin s'en fait sentir, etc.
C'est également la raison pour laquelle j'ai choisi de ne pas nous inscrire à des CPC (cours par correspondance). 

C'est dans cette optique là que j'ai rejoint le Collectif "L'école est la maison", qui souhaite faire connaître (et apprécier) l'instruction formelle en famille (pas aux dépens des autres modes d'instruction... mais j'avoue que l'instruction formelle m'a semblée être le parent pauvre des associations pro-IEF et que j'ai été heureuse de voir ce groupe se monter !).


Si vous souhaitez discuter "instruction formelle" (sans forcément adhérer au Collectif), venez faire un tour sur le forum !

Concrètement voici comment je vois l'instruction de nos enfants (vision non figée dans le temps ! peut-être - sûrement - qu'elle va évoluer. Je vous tiendrais au courant :-) !).

Nous abordons chaque groupe de matières de façon différente. 

D'une part, les matières "de base" : langage (lecture, écriture, grammaire, conjugaison, orthographe) et les mathématiques, qui sont étudiées selon un cadre précis et organisé (et décidé par MOI :-D !).




D'autre part, les matières que l'on pourrait qualifier de "connaissance du monde" : littérature, géographie, sciences naturelles, sciences physiques, culture générale. 
Je mets l'histoire à part, car je ne conçois pas son étude hors du cadre chronologique ! Ce qui n'implique pas de répondre à leurs questions : "on verra ça plus tard !". 

Pour l'instant, elles sont étudiées au gré des intérêts des enfants, de leurs questions, trouvailles à la médiathèque, etc.  Il me fallait déjà mettre un cadre pour les matières "fondamentales", je n'avais pas le courage de rajouter celui-là... et cela ne me semble pas nécessaire à l'âge d'Amaryllis ou Pervenche. Dès l'année prochaine, je pense formaliser la géographie.